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Mon cœur tremble,
Comme tremble l’oiseau
Dans le froid.
La pensée brûle,
Et je m’assieds au fond
De l’abîme.
L’oiseau s’envole pour ne pas
Mourir d’effroi.
Quand il s’éloigne et chante
Sur les cimes,
Le monde pleure son désarroi.
Vient la nuit quand s’en va le jour,
Et sonne dans mon cœur l’heure
Du départ.
Tout le monde s’en va,
Y compris moi.
Personne ne reste à l’écart.
Même les souvenirs s’effacent,
Et à leur place,
S’installe le vide, sinistre
Et affreux.
Le monde s’écroule sur moi
Et je reste quand même
Silencieux,
Sans pouvoir te dire Adieu.

Younes ZEMNI.



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