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Il est de ces jours où tout semble nous échapper
Le temps nous fait défaut, il s’égrène à son gré
Le corps nous fait faux bond, il refuse d’avancer
La douleur persistante est un frein avéré

Je plonge dans l’abîme, impression d’ me noyer
Je coule, je m’agite sans pouvoir rien maîtriser
Il est de ces journées où l’on ne peut rien faire
Sauf mettre un p’tit peu d’ordre, apporter la lumière

Dans notre tête en carafe qui ouvre ses tiroirs
Il est temps peut être alors, d’aérer nos armoires
Grand ménage de printemps même si c’est plein hiver
Faire le point, le bilan du juste nécessaire

Aller à l’essentiel, en faire priorité
Jeter à la poubelle, parasites surannés
Qui encombrent l’esprit, lui font perdre l’acuité
Dont il a bien besoin pour mieux s’oxygéner

Dépoussiérer le tout, s’attarder sur ces riens
Qui construisent une vie et qui nous font du bien
Flâner dans notre esprit pour y faire le tri
Prendre le temps offert de reconnaître ainsi

Ce qui façonne notre être, qui parfois est enfoui
Tout au fond de nous même, comme un enfant blotti
Dans la valse du temps, on oublie quelquefois
Ce qui au fond de nous, est une valeur en soi

Cachée sous la poussière des jours qui se ressemblent
Qui avancent, linéaires, et en oublient le tendre
Arrêter de bâtir jours sans réelle saveur
Alors que nous avons cette beauté du coeur

Qu’on semble oublier dans cette frénésie factice
On avance dans la vie droit vers le précipice
Car la vie est bien courte, il nous faut profiter
Dire à ceux que l’on aime, qu’on les aime à jamais

Le décrocher enfin ce maudit téléphone
Dire aux parents vieillissants ces mots qui résonnent
Si chers à leurs oreilles de parents attentifs
Notre temps fragmenté qui met les nerfs à vif

Mais que l’on n’oublie pas, l’essence même de la vie
Bonnes résolutions à ne pas perdre dans l’oubli
Quand la poussière aura de nouveau recouvert
Notre pauvre cerveau qui risque de manquer d’air…



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