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Une douce lueur au bout du quai
gare déserte dans la nuit
fleur solitaire hors du bouquet
ses pétales éclairent l’ennui

La pendule pousse ses aiguilles
vers un départ inéluctable
Une valise où plus rien ne brille
gît à ses pieds comme une fable

L’histoire d’un amour qui s’éteint
d’une passion soudainement morte
hier s’ouvrait vers demain
puis d’un coup s’est fermée la porte

La petite maison de provence
où elle fleurissait le jardin
ne verra plus ses rêves d’enfance
elle ne serrera plus sa main

Il s’est enfuit pour une belle
une sorcière dévoreuse d’âme
pour un joli son de crécelles
il a soufflé sa tendre flamme

Mais elle garde posé en espoir
les mains sur son ventre tout chaud
elle caresse sans même le voir
un avenir qui deviendra beau

Et dans le silence des rails
en cette nuit qui ne fini
elle sourit face à la bataille
pour cet enfant qui en elle, luit !



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