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Telle l’eau, elle ne veut être brisée
Elle se faufile dans les prés
Bute sur des rocs, la font reculer
Femme et enfant, deux âmes errantes,
Drapées dans un corps d’une femme
Et une mémoire tatouée
Telle l’eau d’une source
Que la pluie a réveillée
Deux visages tristes, nomades
Dans sa pureté sont dessinés
La femme, errante, solitaire les traits fatigués
Dans les mains l’argile de sa terre bien aimée
Déclare d’une voix triste, son amour passionné
L’enfant cherche la sécurité
De l’absence dure, qu’il n’a point retrouvée
Telle l’eau, elle ne veut être brisée
Sur les sentiers, elle laisse ces cicatrices en parler
Cisaillée par les lames des rocs
Sur sa terre brune, se sent exiler
Telle l’eau, elle ne veut être briser
La source coule, suit sa destinée
Arrive dans ses plaines, reconnait sa terre
Semble frissonner
Son chant silencieux, ravive les séquelles
Dans son cœur déjà abimé
Maissa BOUTICHE , Alger, Algérie



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