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La guerre,
C’est deux autres
Que rien ne distingue
Que la couleur du drapeau
Ou la bêtise des idées
Et qui s’en font de curieuses
Sur celles de leur voisin.
La guerre,
C’est deux autres,
Du fumier dans l’oreille
Du charbon dans le cœur
Une poutre dans l’œil,
Qui désignent, mauvais,
Et du doigt de Crécy,
La paille trop verte
Du jardin de chez l’autre,
Qui, faute de temps
De tendre la main,
Mettent un poing d’honneur
A se casser la gueule
Sous un vacarme de bottes
De pleurs et de mitrailles
Et le reste c’est du sang.
La guerre,
C’est deux autres
Qui s’en vont en bons con-
-battants, l’autre un plus con-
-vainquant l’autre un peu plus con-
-vaincu de ne pas avoir frappé assez fort,
Alors cela recommence et tout le reste c’est du sang
A ne plus savoir qu’en faire que des armes de guerre
Alors cela recommence et tout le reste c’est du sang.



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