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Quel est, cet impair qui me dérobe, de votre saga ?
De ne vouloir parler ni écrire sur ce seringat, (1)
Sur une maman néophyte innée d’un pur terroir,
Trahi par sa candeur et une cabale sans le vouloir.

La fleur blanche s’altérait en vase clos à toutefois,
Doublée par la maîtresse chérie du pressenti Roi,
Un protocole conjecturé (2) jusqu’ici non médit,
D’un bal accommodé par des traîtres maudits. (3)

Où la tragédie fut bien dissimulé et orchestrée !
Débordant d’une xénophobie agressive et révolté,
À l’exotique de son terroir ou l’acte fut sibyllin,
Battant record, dans ce tunnel austère et vilain.

Un assaut ordonné, par le potentat sans délibérer,
Qui a eu sa cible dans ce recto appât sans différer.
Un acte de gredins à la posture marquée de honte,
Occire (4) une princesse à la présence dérangeante,

Apeurant les habitudes du palais et du potentat.
Le chemin de Diana était ensemencé d’appât,
Disséminés par des frottes manches effrontés,
Violant le droit intime par leur caméra pointée,

À tous ses gestes et à chacune de ses postures
Ils la filèrent à tous cantons et même en voiture,
Assaillie sans répit aux rectos les plus intimes,
Depuis ses donjons fréquents à ce lieu du crime.

Où le Théâtre du péché a rallié la haine hideuse,
Où flaire le relent d’une perte des plus affreuses,
Anticipé en cercle restreint et achevé en subterfuge,
Exilant tout élan d’espoir et la fuite vers tout refuge.

L’amour qui se déverse en roulis dans nos cœurs,
Où se baignent les humains de toutes les couleurs,
Le voici en action, où les gens affluent vers vous,
Sans détour, se joignant à ce énième rendez-vous.

Leurs sentiments présents avec le cœur triste
Là où se métissent nos confessions alarmistes
Qui se joint à votre âme pour vous adorer
Devant ce parvis habillé de gerbes chamarrées,

À la fresque jumelle de votre éclat attrayant
Dans le fond de vos yeux un azur pétillant
Où les innocentes avides de votre fatalité
Désirent dans ce sarcophage être escamoté.

Dans ce satin ivoirin que reçoit le fond de ta bière,
Pour vous séparer du trépas à chacun sa prière,
Et que vous demeuriez étincelante et toute réelle,
Pour incarner l’icône et le sceau de l’amour éternel.

Avec toute ma loyauté je vous salue par mon âme
Qui ira jusqu’à vous aborder en mérite de vidame(5)
Le témoin d’une union nuptiale qu’elle n’a pu se tenir,
Devant la barbarie du manoir et de votre messire ;

Là-bas, parmi ceux qui vivent à l’éden des anges,
On se ralliera sans doute au milieu des archanges,
Là où les philanthropes sont égaux entre eux,
Je serai le témoin de votre hymen bienheureux.

Mon respect à l’amour qui vous a empoté
Et celui du fœtus qui n’a pu naître inquiété,
Que vous l’aviez emporté sans enfantement,
Pour qu’il soit votre sauf conduit sûrement,

À l’entrée du chemin qui mène au firmament.
Que le seigneur accepte mon recueillement,
Que mes échos se croisent sur une allée royale,
Amorcées par ma logique par cette oraison fatale.

Je vous imagine béni au paradis entouré d’une lisière
En digne souveraine à l’éden éloignée de la misère
Je m’engage pour cela à vous aimer ô ! Ma princesse,
Soyez- donc apaisé on vous aime à l’ultime prouesse

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Dédié à toutes les personnes Contre la ségrégation et la xénophobie. Pour que la paix soit omnipotente.
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(1) Seringat : (nm) Arbrisseau à fleurs blanches odorant de la famille des saxifragacées
(2), conjecturé : associé avec d’autre, ou intelligence avec l’ennemi
(3) Traites maudit : espion maudit. Désavoué
(4) Occire : Assassiner, abattre, tuer.
(5) Vidame : Officier chargé de défendre ou de remplacer un dignitaire ecclésiastique (évêché ou une abbaye, dans les fonctions juridiques et militaires de l’époque féodale à la Révolution française



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