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« Douce France »

Elle était douce ma France,
comme le chantait Charles Trenet,
avec ses paysages vallonnés,
ses clochers de fer forgé
et ses coqs rouges
tonitruants à l’aube.

Elle était douce ma France
avec ses mers
et ses montagnes bleues
sous son soleil rutilant

et la rumeur matinale
des abeilles butinant
les roses déhiscentes
et les mouettes en suspens.

Elle était douce ma France
avec sa rumeur citadine,
ses belles villes
aux pierres blanches,

ses terrasses de café
baignées de douce
lumière cuivrée
où on refaisait le monde,
où on riait à gorge déployée.

Creuset de mille peuples épars,
elle était douce ma France
avant que la peur et la colère
ne fassent le lit de la haine,

le lit de la dictature,
de la droite extrême,
de l’hydre blonde
au sourire carnassier.

Elle était douce ma France,
si douce comme
un berlingot à croquer.

« France,
que t’est-il arrivé ? »



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