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Du haut de mes dix ans


Médisance ! 


Je suis resté bien longtemps, 

Assis là sur ce rempart 

Jaugeant du haut de mes dix ans

La hauteur de la vie

Parfois j’en ris bêtement !


Ne pouvant distinguer 

Avec plus de certitudes 

L’échelle de mon futur, 

Effrayé peut-être,

D’en tomber un jour


Puis sans même

M’en rendre compte, 

J’allais glisser sur la pente 

Qui me mènerait vers cet âge 

Dit « De l’Adulte »


Quelle drôle d’expression 

Je me suis dit alors!

Quelle est marrante 

Et sur l’instant , pris au jeu, 

Je me laissais glisser.


Très lentement au départ

Car curieux de découvrir 

Ces nouveaux paysages 

Et les turpitudes du monde

Celui confié aux adultes.


Mais je n’étais pas satisfait 

De cette nouvelle perspective 

Alors, je négligeais le présent

Tout en gaspillant bêtement 

Mes précieuses secondes.


J’ai voulu prendre de la vitesse

Curieux 

De ce qu’allait être ma vie

Et je n’ai pas ressenti 

L’élan qu’elle prenait !


Je n’eus pas le temps

De remarquer (aucun regret)

Les empreintes de l’âge 

Qui gravissaient mes tempes 

Que déjà la vie passait

À la vitesse supérieure.


Et vlan !

Me voilà bousculé,

Tiraillé par les promesses non tenues, 

Par les actions non menées

Mais surtout par sans rêve

Ceux dus : Ô des médisants 


Je n’eus pas le temps

De les remarquer

Ces jours de printemps

La force de cet été

Ces hivers maladroits

L’enfance oublié !


Que, vlan !

Nous voilà propulsés 

Bousculés par l’amer 

Ces projets abandonnés

Notre maison plus qu’une idée

Nos espoirs en eux si comblés !


Mais où se trouve ce maudit frein 

Car il me faut absolument ralentir, 

Le temps m’atteint maintenant 

À une vitesse vertigineuse !

Me voilà surpris

C’est la vie.


Thierry Titiyab Malet 19 février 2013 


https://youtu.be/1D6M6bcrIrs



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