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Mon Dieu ! En ce monde, quoi de plus naturel
Que de voir un enfant tétant le sein maternel ?
Comment se peut-il qu’une louve élève des chiens ?
Ces animaux sauvages connaissent-ils le bien ?
Un enfant, de nature, s’accroche à ses parents,
Unique ou multiple, il est partie prenante
D’un groupe familial dont il est descendant
Auquel il doit respect et dévouement,
En dépit des idées, peut-être divergentes.
Quand on voit une vache offrir de son lait
De quoi satisfaire l’appétit d’un enfant
Cette vache si patiente mérite grand respect
De se sentir mère ayant le cœur d’une maman.
L’enfant ayant faim, savoure ce liquide
Qui s’écoule doucement au fond de ses entrailles
Il a faim ! Il a peur mais son estomac avide
S’évaderait d’une prison malgré toutes ses murailles !
Que ces pattes diffèrent des bras de sa maman,
Que ce pis ne soit pas semblable à son sein,
Il n’en a cure et assouvit sa faim,
Il est pur ! Il est sage : ce n’est qu’un enfant !
Même la vache le sait ou plutôt, elle le sent !
Elle opte pour le calme, oubliant de mugir,
Elle sent que cette faim se doit de s’assouvir,
Et usant de patience, sans bouger, elle attend !
Quiconque chercherait une raison à cette chose
Devrait plutôt chercher où va l’humanisme,
La raison de la vache mérite bien une prose
Qui verserait beaucoup dans le bon romantisme.
L’enfant, dans ce cas, ne serait que fidèle
Aux vœux du Créateur, la source originelle,
Qui veut que toute mère se sente maternelle
Avant tout. Et cela n’est que très naturel.
Quand une mère ouvre les bras : elle est protectrice !
Une mère, les bras fermés, n’est donc que génitrice.
La peur enfantine est le fruit de leçons
Acquises peu à peu mais bien sûrement
D’un milieu social qui subit des pressions
D’une vie où les liens subissent les tourments.



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