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Elle avait un baiser, à la saveur de fraise.
Et le lui dérobant, il se croyait vainqueur,
En voyant s’allumer des pépites de braise,
Dans ses pupilles noires, à l’étrange liqueur.

Serrée fort contre lui, craignant qu’elle le gronde,
Il susurrait des mots qui mettaient à l’envers
Le cœur de son aimée, l’entraînant dans ce monde
Où ils flottaient, toux deux, dans un autre univers.

Et dans cette ruelle, à l’ombre bleue profonde,
Il froissa impatient, ses rubans et dentelles,
Et embrassa soudain, comme souvent l’on fronde,
Des pans de sa peau nue, aux senteurs de cannelle.

Protégeant mollement les rondeurs de ses seins,
Elle sentait trembler, de façon douloureuse,
Sa chair s’abandonnant aux frissons de ses reins,
Et s’aperçut, dès lors, qu’elle était amoureuse.

Et plus rien pour elle ne serait comme avant !



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