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Elle dort sous la vie de la lune endormie ; les parfums de rose ont aspiré les fumées de ses souvenirs lointains. Elle dort sans jamais fermer les yeux sur ce ventre chaleureux, puits d’une douceur incertaine ; les lueurs assommées sous sa chevelure, le vent éventré par le silence minuscule. Elle dort avant que le lit défait, ne se refasse dans ses rêves, le visage-fumerolle habillé d’obscurité. Elle dort avec toute la netteté des désirs abandonnés ; l’oreiller joufflu respirait encore sous ses yeux lointains, que seule la Douleur désignée viendra fermer.



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