Partagez

À présent se faisait en son cœur le silence,
Et ses pas épousaient tous les chemins, marqués
Par les traces gravées en longue transhumance.

Elle s’enveloppait d’arômes parfumés
Du vent tiède d’été qui, comme un vagabond,
Visitait tous les près où pousse la lavande.

En passant des pâquis, en foulant l’épi blond
elle cueillait les fleurs qui croissaient sur la lande
Ou rousses châtaignes, en leurs bogues piquantes.

Puis elle escaladait des murs de pierres sèches,
Les rudes alpages, aux sinueuses sentes,
Où séchaient aux buissons des liens de laines rêches.

Des hameaux désertés, avec quelques maisons,
A la porte ouverte en grand à tous les regards,
Se doraient aux rayons du temps des fenaisons.

Elle revient de là, sous ces simples égards
Une femme enfin libre et en elle se meurt
Cette histoire d’amour qui l’a anéantie.

Elle est à nouveau elle ! Et prend de la hauteur,
Car la paix qu’elle accueille est une garantie
Et du passé enfui elle prend le meilleur.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.94 sur 18 votes