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Elle me voyait venir, très tôt dans le matin,
Surgissant du virage de cette route défoncée
Où la seule voiture qui passe de temps en temps
Est celle de Da Akli, l’unique commerçant
De toute la contrée qui semble s’enfoncer
Dans cet horizon si lointain
Et si proche cependant.

Juste à côté, l’école, ouvrant grand son portail,
Reçoit toute la marmaille,
Et apparaît alors, une belle petite poupée,
Qui accourt, souriante et toute juvénile,
Toute fière de cette grande échappée
Toute heureuse d’une joie puérile.

J’étais, moi, l’enseignant, l’objet de tous ses soins !
Un peu plus que le père,
Beaucoup plus que les autres
Elle voyait le grand frère
En tous points,
Confiante en son apôtre !

Je me souviens encore de cette petite enfant
Qui, avec ses yeux clairs et toujours éveillés,
Semblait annoncer un avenir studieux :
« Je serai bien meilleure » disait-elle en souriant !
Et, prenant son envol, les ailes déployées,
Elle se rappelle à moi, à travers tous les cieux !
Un jour, une demande apparaît sur ma page :
C’était le souvenir qui, remontant du passé,
Reprenant ses droits dans ce présent volage
Pour me déclarer, reprenant son sourire,
« C’est moi ! Et rien que moi ! Tu as bien vue grandir ! »
Le fil de « Demain » à « Hier » retracé,
La fierté de lire ses publications, la satisfaction
De renouer avec les liens oubliés
Me semble une compensation
Pour toutes ces pages oubliées !

Si elle se reconnaît, elle y mettra son nom !
Elle était comme ma fille, j’ai gardé son prénom
Pour le prolonger de par ma descendance,
Eternisant enfin un souvenir … d’adolescence !

« F » comme fille brillante de gentillesse !
« A » comme amour, amitié et surtout comme douceur
« R » comme royaume de toute une jeunesse
« I » comme inimitable, souriante de hardiesse,
« D » comme dame enrichie de noblesse,
« A » comme amie, sur cette toile, de tout cœur !



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