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« Trop d’hommes se sont  épris du règne de l’argent

Ils folâtrent parmi des cadets insipides et couverts

D’or et de bijoux, susceptibles, pleins d’entregent

Quand  le peuple se venge  qui moque leurs travers!

N’est ce pas une  sagesse   de vivre indifférent

Aux caprices présents érigés en vrais conquérants?

D’hier à aujourd’hui a vécu une belle prophétie

« Un jour viendra, mais ce jour, jamais, est venu! »

Il me plait de vous saluer, éloignez ce crucifix.

Tous vos mystères me paraissent très circonvenus.

J’ai nul besoin de tuteur autant que de surprise.

Mon âge est solitaire, j’ai vaincu des montagnes,

Lu beaucoup de livres, fréquenter cent églises!

Toutes trompent qui sont des  mâts de cocagne.

Le paradis est au ciel, le paradis est sur terre,

Vive le Christ! Vive Lénine! Clame le pèlerin!

Cessons de nous mirer dans une mare de sang »!

Ainsi parlait un mandarin libre, sans parrain

Qui écoutait le chant de l’eau un soir récent,

Quand vient à passer un apprenti  migrateur.

« je vous salue bien bas, humble contradicteur

Nul est prophète en son pays disent certains!

Je ne veux pas mourir sous le chapeau de Pétain

Ni sous les pesticides qui inondent mon ramage.

Réfléchissez un instant songez à mon voyage. »

Qui se nourrit de réflexion meurt souvent seul

L’homme est un  étranger qui s’invite à la table

Nullement un ascète nourrit par l’âme irritable!

Croyez en votre destin, avant d’être un aïeul!



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