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Mes empreintes, ces si troublants stigmates du passé
ont chargé la mémoire d’aligner les songes du ciel
en philtres incandescents de tous ces corps trépassés
j’ai vu fondre mon émoi dans une crise démentielle.

La peine s’est acheminée par la porte des soupirs.
Sur le paillasson, j’ai décrassé toutes les rancœurs.
Aux parois de son âme se sont accrochés mes désirs
dans le besoin impérieux d’apaiser ce qui l’écœure.

J’ai perdu bien trop de temps au creux de son épaule
mal accrochée aux basques d’une piètre existence.
Dans les bois verdis, il se fit une verge d’un saule.
Aujourd’hui, l’injustice en revêt son importance.

Confinée, je suis aux abois telle une biche en colère.
Plus de petits, ils ont quitté le nid, j’agonise.
Personne pour comprendre comme fut longue cette galère.
J’emprunte seule le tunnel où la vie s’amenuise.

Mes larmes inonderont un lac déjà débordant,
le fardeau de cette douleur en crevasse mon cœur.
Cette blessure si profonde rend tout tellement évident
que seul un magicien pourrait en devenir vainqueur.

Toutes ces suppliques vagabondent dans un bouge sidéral.
Dans les pas de mes suiveurs s’imprime l’hypocrisie,
là où le parcours s’achève et s’acheminent les râles,
comme le mot fin sur la dernière page, triste hérésie.



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