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Le chariot temporel s’en allait
Les hymnes chantant, en attendant sa venue
Effaraient la conscience somnolente des retenus.
Le rythme monotone et insensible ne prenait pas d’égard,
L’attente le précipitait, les battements s’accéléraient
Le cœur frêle, riant, tremblant, comme les ondes s’en allant
Des pensées nègres, semblait annoncer l’orage de la contrainte…
La nuit, le noir, l’obscurité s’abattit, et les chants lyriques
Des oiseaux lyres se sont évanouis : seul dans cet œuf
L’œil s’éclairait, et au dehors le brouillard des paroles se noyait ;
Le rythme saccadé des cigales s’imposait dans les clos ;
Ces abeilles obscurs des nuits sombres, s’en allant, revenant, et la cadence
Encor s’en allait : ces Orphismes de ma solitude distinguaient
La rupture ; ma gerbe ; ses vertus, les ténèbres ardentes qui me songeaient…
Au travers des volets les nuées se sont perdues,
Les cieux n’y étaient plus… O rage le creux de mon ressentiment.
Plus aucune étoile : seule la fade et sinistre lune silencieuse,
Mon sombre poinçon, et l’obscure capitale de ma douleur :
De quel nom te nommer ? Certitude de poète, héritière érotique ;
De quel songe te cueillir, symbole de poésie Apollinienne,
Boussole sans ressort qui gondole à pas précis : espoir de ta venue.
Hymne, cadence, encor et toujours, en attendant sa demeure :
Mais ou êtes-vous ? Divines chrétiennes de saphir.
La diligence infinie s’en va, je me meurs, et tu fanes !
Les hymnes chancelant, berçant, en attendant ta venue, fleurissent
Et à l’ombre du vieux chêne, tristement l’étoile du soir se lève
Dans l’azur, et mon crépuscule jette un dernier rayon…

Ssidj…



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