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Avant hier c’était les Prussiens ,
casque pointu au vent malsain :
qui piétinaient notre jasmin .
Et hier de vert-de -gris ,
des bottes marchaient sur nos nuits :
les loups ont traversé Paris ,
les SS et la Gestapo aussi .
Depuis l’époque des Romains ,
nos fleurs se fanent en chemin :
Aujourd’hui ce sont des rats ,
sadiques comme leurs attentats :
qui viennent troubler notre sommeil ,
alors que la lune s’éveille .
Les barbares sont toujours là ,
encore plus fous qu’autrefois :
alors qu’en rêves et en chansons ,
on peut faire de si belles moissons .
Dire qu’on avait créé l’école ,
pour rendre les êtres plus malins ;
et qu’on puisse faire des cabrioles ,
en se donnant tous la main .
Quand je vois le p’tit âne gris ,
qui du fond du pré me sourit :
je sais du moins que lui a compris ,
toute la valeur de la vie .

André – Aligatorpoète – Pecquet .



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