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Enfance assassinée

Je me laisse aller dans le bleu de l’aube pâle
À caresser de mes mains la douceur de mon châle
Fait de laine angora et s’évacue le mal
Imprimé dans mon corps froid comme le métal

Cette nuit, je fus réveillée par un râle
Jailli de ma gorge comme un triste signal.
Par un rêve empreint d’une épouvante animale
Car je venais d’échapper au plus honteux mal.

Ce cauchemar venu d’infinies profondeurs
Venait me hanter comme jadis il l’avait fait
Sans me souvenir si de semblables malheurs
Moi encore une enfant n’avait connu ce méfait

Pureté des gamins, si fragile est leur âme
Qui croit en l’adulte corrompant sans pitié
Son corps, son esprit et ses nuits d’homme ou de femme
Lui laissant un dégoût pénible à confier.



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