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Sans un cri,
presque sans un souffle
presque sans un bruit
Sans vouloir,
presque sans pouvoir
presque sans savoir
L’éternité les a maudits
la douce chaleur les a fuit
et ils s’en vont dans un oubli
qu’on ne sait pas,
qu’on ne voit plus

Sans répit,
presque sans pleurer
presque sans implorer
Sans pitié,
presque sans les regarder
presque sans les reconnaître
on leur enlève le droit d’etre
pour des raisons qu’ils ne comprennent
et que l’humanité s’invente
en ne s’appréciant pas
en ne se parlant plus

En si peu de vie,
presque sans aimer
presque sans gémir
En si peu de temps,
presque sans comprendre
presque sans le dire
un dieu les a rappelé à lui
un homme choisit leur destiné
et fauche leur âme comme le blé
qui ne grandira pas
qui ne poussera plus

Et c’est dans le silence
face à mon double
que mon miroir reflète
une graine de culpabilité.



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