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L’ivresse n’a point d’effet sur un cœur écoeuré.
Elle l’inonde de regrets, de désirs surannés ;
D’une douleur cupide qui ne parle au bonheur ;
Qu’en des mots fratricides, insidieusement moqueurs.

Du gouffre de l’aigreur ne jaillit de salut ;
Il emporte l’esprit vers les limbes dévolues ;
Les poisons gangrènent ses derniers sentiments ;
Puis l’orgueil cristallise son chemin, lentement…

Mille névroses inavouées, maudissantes et malignes !
Seule la rose pénètre les enfers indignes ;
Elle absout les pêchés ; elle confesse les peines…
La faveur ressuscite des cendres de la haine.

Ainsi garde toi, Mortel, d’épouser le tourment.
Dédaigne le fiel fourbe, brule le pour l’amant !
Hume au calice des Dieux le miracle de l’Amour ;
Fais de ta vie humaine, la sublimité du jour.

Stephane MEURET
Copyright 2017



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