Partagez

L’Ennui est un long et savoureux voyage
Que seul l’hideux désir ne saurait obliger.
L’appât ravit la proie, feignant de soulager,
Son respect éternel aux cyniques adages.

L‘ignorer n’est chose simple en ces heures fuyantes ;
Déversant le poison des instants agités.
L’amour promet ses vers aux versatilités ;
Trahissant l’harmonie de cette brise caressante.

Et sous ce chant amer qui me fait t’oublier ;
Je ne sais quel habit adresser à ma peine.
Mes souvenirs joignent dans une danse vaine ;
Ces regrets que le temps ne saura magnifier…

Ennui, fils antique des mélodies célestes ;
Marie l’esprit curieux aux merveilles du monde !
Emporte loin aux cieux dans une course ronde,
Les bonheurs discrets et les larmes funestes.

Stéphane Meuret
21 Septembre 2017, Copyright



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 24 votes