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Elle s’invite sans honte, sans retenue

souillant ma chair et mon sommier

a la manière d’une truie

avec ses baisers urticaires

et ses fantasmes incongrus

C’est ma nuit qui surgit

elle est frigide et ingénue

pleine de reproches et d’insomnies.

J’ai regarde le ciel

nulle ! Mon étoile destinée ,

Je ne vois que ma triste nuit

pire que toutes les salopes réunies.

Elle s’ennuie, elle m’ennuie

Il n’ya que les détresses dans ma nuit

d’ailleurs, je n’ose pas la partager

la peur, la frayeur ricochent mes pensées

les calmants et les comprimes

restent désarmés devant mes insomnies

Quoi, le médecin consulté ?

J’ai oublié, c’est quoi rêver ?

Désolé ! Je ne peux remédier

M’a-t-il répondu

J’ai devine que lui-même

est habité d’insomnies

Même dans son obscurité

elle me reconnaît.

Dans ma chambre allongé

le sommeil s’est reconverti

en mon véritable ennemi

La lampe éclaire mon obscurité.

L’heure indique minuit

Je suis au centre de ma nuit

Je veux rebrousser le chemin parcouru

derrière c’est la nuit, devant c’est la nuit.

Je suis au centre de son immensité

comme un gouffre, elle est entrain de m’avaler.

Mes pensées toujours dans le vide absolu.

Ma nuit a cote de moi

s’est accroupie

a mon égard sa haine

elle la vomie

J’essaie de m’abreuver

de la fraîcheur nocturne,

le souffle me parvint qu’affaibli

Je m’asphyxie.

De la fenêtre, je contemple le ciel

Je cherche dans les étoiles,

les secrets de l’oubli.

Je m’abîme dans

une courte Rêverie,

une avalanche de cauchemars

m’inondait

Ensuite plus rien

Le silence, le vide absolu….

Je reste souvent éveillé,

en elle je continue

à errer .

Même cet ami aveugle

que j’ai un jour chez moi

Invité,

n’a pas pu résister

au noir de ma ténébreuse,

sombre nuit

Depuis, mon invitation,

Il la toujours décliné

Elle me stresse ta sombre nuit

m a t’il dit.

Je demeure ainsi à la regarder

avec la lampe allumée

jusqu’à la matinée

mais l’obscure loge

dans mes idées.

Je rumine d’un air absent

les cauchemars que je vis

Au matin, elle est repartie comme elle est venue

sans honte, sans retenue

me laissant ces gouts salés

et ses odeurs de truie

Aux premières lueurs,

du jour levant,

elle me lança

un sourire triomphant

le laissant sardonique figeant.

En me disant :

« En une nuit de mes nuits

De toi je serai

heureuse de m’en débarrasser

et je te laisserai au jour t’enterrer  »

Ma nuit venait encore de gagner…

Chaque matin au sortir

du lit

Malaise omniprésent,

le moral chiffonnant et diffus,

les yeux rougis et bouffis

Le jour vient de se placer

pour gâcher encore

ma journée

et attisé mes peines

déjà abîmées

Le jour se place pour sa journée

le jour commence à se lever

Je sors avec un regard fixe

et une absence d’esprit

Je plastronne ma journée

me fera-t-elle oublier,

ma cauchemardesque nuit ?

Je sors dehors pour boire

la lumière et l’air oxygénés

C’est une chaude journée d’été

mais la météo de mon esprit

n’a pas déceler ce soleil éclairé

Je sors pour me promener

Il est midi !

Le soleil en remarquant

ma sortie

à effacer son sourire

de ma vue

Sous un caroubier

je cherche un endroit ombragé

pour tricoter mes ennuis.

Es cette une habitude de l’obscurité ?

Le soleil est il aussi mon ennemi,

comme l’est ma nuit ?

Je reste dans mon coin ombragé,

en cherchant dans les coulisses

du soleil un peu de répit

ou peut être j’attends encore

la tombée de la nuit ?

Pour encore penser au lever

du jour d’après ?

Je contemple le jour

jusqu’au crépuscule

Et le cycle irréversible

Se présente toujours ainsi

Le jour aussi ne me donne

aucune envie…

Moi ! Éveillé jour et nuit

aucune étoile ne m’a éclairée

ni le soleil chaud d’été

n’a pu me réchauffer

Ainsi est faite ma vie

entre minuit et midi

entre midi et minuit.

M’a-t-elle choisi comme mari ?

M’a-t-il pris pour compagnie ?

Mes nuits et mes jours s’adonnaient

a ce jeu avec dextérité

Maintenant, je ne distingue plus,

Le jour de la nuit,

Ni l’hiver qui m’habille de ses intempéries

Ni l’été qui me réchauffe de sa chaleur gelée

Je conjugue mes jours et mes nuits

a tous les temps

Futur, présent, passé

Tout me parait

plus qu’imparfait

Je reviens au temps présent

Je continue à vivre

Cette coutume réalité

avec toute sa nudité

et son mépris

L’immensité de la terre

incapable de me contenir

Je me sens prisonnier

de son exiguïté

qui me coince

dans sa léthargie

Peut être c’est la nuit et le jour,

ensemble, Que je vis ?

Ou entre le deux

que je vis ?

Je ne sais plus ???

Mais ce que je sais,

Comme le jour, comme la nuit

j’étais livré à des idées

qui n’avaient ni mort, ni vie,

qui restaient suspendues

sans issue

Elle m’ennuie, je vous ennuie

Et la tristesse sinistrement

Continue !



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