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Entre rêve et cauchemar,

Pourquoi quand je le crois limpide, mon sommeil est si perturbé,
Que mes désirs deviennent avides,sans même que je l’ai souhaité,
Que mes songes se font torrides, que je ne peux les maîtriser,
Sans savoir trop ce qu’il m’arrive, soudain me voilà transportée.

J’évolue dans un autre monde, très loin de la réalité,
Où mes ardeurs dans la pénombre changent ma personnalité.
Je sens mes formes aériennes, impossibles à contrôler,
Comme une fièvre qui s’imprègne, dans un corps décontenancé.

Je fais des rêves condamnables par des âmes trop bien pensées,
Qui les diraient inavouables, empreints de trop de volupté.
Je fais des rêves insoupçonnables, qui me laissent hypnotisée,
Dans un cœur qui bat la chamade, et en ressort bouleversé.

Je me fourvoie telle impudique, éros m’a-t-il ensorcelée ?
Pour que mes nuits soient la réplique d’orgies que je ne peux nommer.
Moi qui me pensais angélique, de mon piédestal suis tombée,
Mon univers est cahotique, chacune de mes nuits envoûtée.

Je crains le noir et ses mystères, j’ai peur de rejoindre Morphée,
Puis je m’endors quittant la terre, pour un endroit tenu secret.
Les êtres ici ont l’air étrange, mais je ne peux les distinguer
Je sais qu’ils ne sont pas des anges, le diable m’a-t-il possédée ?

Je me réveille en un sursaut, j’essaye de reprendre conscience,
Mon lit tangue comme un bateau, je cherche en vain une présence,
C’était un rêve et ses héros me préparaient une sentence,
Mais je dis stop aux hobereaux et je demande la clémence.

© Danièle Labranche



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