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L’automne passe vite. Il file comme un oiseau dans une matinée de mars. Ainsi, les antonymes se rapprochent et les extrêmes deviennent la même chose ou presque. L’automne est un rêve éphémère que j’entrevois entre mille questions. Je me délecte à sa prosodie. Je m’y promène lentement ligne par ligne. J’entends dans les chants de l’aube :  » L’automne part. Il ne nous attends pas. Il part. Il ne lésine pas de signes. Il essaie de rapprocher les antonymes. Il choisit entre les mots tout ce qu’avec la beauté rime. Il essaie de ressembler au printemps. Mais il part. » Je me dis que de son gris un sens inouï est né. Je me dis que de son jaune est née une belle joie que j’entrevois à peine entre mille questions.



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