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À l’âge où l’ingratitude devient la politesse de l’égo,

À nous grandis 

Et à ta moustache blanchie… Déjà

À ton regard qui dans sa profondeur 

L’ombre dégarnie de l’exténuation courtise, 

À l’âge où on se rappelle les absences frisquettes

À nos réminiscences hébétées

Et à tes subtils sourires dissimulés derrière tes colères

Aux soliloques de Mère, quand le coeur troublé de bleus

Agonisait dans l’esclandre de tes ombres,

À l’âge on l’on cherche dans les méandres d’un père

L’intimité des enfances innocentes, et les distances…

Alors qu’au chevet d’une longue patience, et les silences…

Les borborygmes acerbes des machines, sur ce sombre lit

Rappelle combien j’impatiente  ton réveil…

À l’heure où on sait la fin proche,

Et la maladie plus que jamais insoumise

À l’heure où demain je ne serai plus

Avant que notre course vers les limbes ne s’achève

Et que Mère, veuve ! Inconsolable…encore, souffre de sa Liberté…

Papa, pour une fois regarde-moi dans les yeux… Et souris.

Ssidj !



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