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Le barde dont le nom fut écrit sur de l’eau
choisit cette formule en guise d’épitaphe
pour que ce soient ses vers qui laissent son paraphe
sur la toile où le temps dessine son tableau.

Son étoile brûla jusqu’au bout du rouleau
d’une trop courte vie où la Parque s’esclaffe
en voyant le malheur trancher comme une gaffe
l’espoir et le talent de ce divin merleau.

Je sais qu’il ne vaut rien, ce sonnet que je tisse,
mais mon plus grand désir est te faire justice
avec l’ambition digne d’un grandiveux.

Afin que je te laure et mon œuvre diffuse
ton cœur et ta bonté, sur mon tombeau je veux
qu’on écrive : « Ci-gît une ombre d’une muse. »



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