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Aboyer, pour un chien, est une forme d’expression
Un chien peut aboyer, demandant sa pitance,
Tout comme il aboie, dénonçant une présence,
Appelant son maître à faire attention.
Il peut aussi chasser, recherchant la proie,
Au plaisir de son maître, donnant satisfaction,
Et parfois, sa chasse est sa seule nourriture,
Et quand il aboie, c’est aussi sa nature,
Par peur ou par besoin, il entre en action.
Animal fidèle, veillant à protéger
L’homme. De cette mission dont il se sent chargé,
Il s’offre et peut mettre sa vie en danger.
Ce pauvre animal n’est jamais en congé.
S’il est bien né libre, pourquoi l’enchaîner ?
N’est-ce pas à servir qu’il demeure destiné ?
Son repas composé des restes de la table
Serait même rejeté de ceux de l’étable.
On dit qu’il aboie : est-il seul à le faire ?
Et s’il n’aboie pas, on lui fait son affaire.
Ne le dit-on pas aussi de l’homme lui-même,
Qui, de tous les vivants, semble être la crème ?
Dans toutes les relations, c’est l’interlocuteur
Qu’on se force de choisir, selon sa bonne humeur,
On l’évite surtout, le sachant aboyeur,
Car, à le fréquenter, on anime la rumeur.
Choisir l’auditeur est simple de nature
Choisir le locuteur est un choix difficile
Parfois, ce locuteur aggrave la fracture
Par des mots osées et trop souvent futiles,
C’est là que l’ont dit que l’homme aboie
Car cet homme bafoue honneur et dignité
Abusant de ses droits, il oublie qu’il doit
Comment se comporter dans la simplicité.
Au chat, la liberté car on garde la niche
Non au paresseux qui ne fait que dormir
Mais à celui qui est là pour souffrir
Car, s’il est né chien, il n’est pas un caniche.
Voulant s’en séparer, on dit qu’il a la rage,
Il sera abattu d’une balle dans la tête,
Si à le voir mourir, on n’a pas le courage,
Mais au remplaçant, on lui fera la fête
Oubliant qu’il vécut une vie d’esclavage,
La niche libérée sera toujours prête.



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