Partagez

Et si j’en dis encore, et si j’en dis toujours,

C’est par vertu d’aimer, c’est par devoir de nous,

Sans savoir si la nuit me garde un autre jour

Et si finalement la chèvre échappe au loup.

Et si j’en fais des tas, et si j’en fais des tonnes

Par machine à laver, par fer à repasser,

C’est qu’on devient cigale à force de danser,

Mais qu’on reste fourmi, quand approche l’automne.

Et si j’en ai trop dit, trop dit ou pas assez,

C’est par Shéhérazade et par sursis d’amour :

Tenir jusqu’à l’aurore et tout recommencer,

Donner une aube au cœur pour mieux en voir le jour.

Et si j’en veux encore, et s’il me faut mendier,

Libre à moi de choisir, libre à moi d’avoir faim,

Redonne-moi la pomme où ta main vint finir,

Un jour de nudité, d’évangile et de pied !

Et si j’en fais beaucoup, et si je peine aussi,

Pour garder le volcan des tous premiers moments,

Quand tout n’est plus que lave et qu’amants de Vérone,

C’est que le feu  de nous se mêle aux sentiments.

Et si tu t’en sors bien, et si j’en sors vivant,

Après les Vieux amants, après notre armistice,

Je t’offrirai le thé du chapelier d’Alice,

Que nous dégusterons en arrêtant le temps.

‘ 

Et si j’en savais moins, si je perdais la tête,

Il faudrait un enfant pour aller chez ta mère :

Elle a besoin de beurre et d’un peu de galette …

Un enfant rouge, à câliner, mais pas à faire.

‘ 

Et si j’en dis encore, et si j’en dis toujours,

C’est pour te voir en face et te donner du jour,

Car pour avoir de toi en deçà des fumettes,

Je brûlerais aussi toutes mes allumettes.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5.2 sur 2075 votes