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J’étais dans l’espace
Personne ne m’a vu
Le soleil a bâillé de fatigue
Les chérubins ont crié la faim
Dans mon cœur
Et le noir m’a serré la main.

Je marchais pieds nus
Tête bien voilée dans la grotte
Pour panser les lésions de solitude
Pour donner sens aux belles chansons
De la rosée blanche et noire
Pour mesurer les longues tresses d’aquilon
Dans la cérémonie des mers sauvages.

Je marchais yeux clos
Bouche ouverte
Langue pendillante
Pareille à celle des chiens des bois de Lascaux
Enquête de mes ombres
De ma chair
De mon âme en ébullition
De ma personne-poète-galérien
Ou de moi-même
Dans une rue d’ombrages
Ombrages grimaçant ou mal-marqués
Mais ce qui m’a embarrassé les pieds
C’est parce que l’ on sait que
La route des dattes
N’est pas facile à traverser

In « Et tu m’as dit »
Ed.Du Pont de l’Europe



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