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Eveil

Des embruns de brumes voilent le lointain
Une lueur de feu, timide, caresse l’horizon,
Une mer réveillée par un vent de saison,
Dresse soudain, blessée, ses ergots de diamant,

Assaillant ses rives,
Comme lisière de l’enfer…
Y enchâssant follement
Ses cristaux de lumières !

Rouge puis orangé la lueur se répand
Des flancs des rivières à ceux du firmament,
Dispersant violemment des neutrons d’argent et d’or
Enflammant un instant les berceaux de l’aurore !

La nuit s’enfuit dans son sombre silence
Rassemblant ses étoles de poudre d’argent
Dans des contrées obscures où la lune l’attend,
Espérant patiemment le retour du couchant !

Les étreinte du jour sont si brève,
Et la venue de la nuit semble un rêve

Mais elles sont éternelles !

Le passage de mes ans
Reste un instant d’éveil

Attendant en fin
Que sonne le sommeil !



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