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Je marche dans les chemins
Le soleil dans le dos
Je vois mon ombre devant moi.
Le chant des oiseaux annonce un bel après-midi
J’en profite pour retrouver cette inspiration
A l’écriture de ma prochaine poésie.
Les herbes folles dansent et les fleurs se cambrent au vent
Avec l’ultime envie d’être caressées
Ou bien même cueillies
Et je ne peux que les envier
Il fait si beau, si chaud
Que mon seul espoir en cet après-midi
Est que demain il fasse aussi beau…
Les papillons virevoltent entre eux
Se posent sur les marguerites, ils attendent
Battant de leurs ailes, tous ensembles
Et moi je suis là, seule
J’avance je suis mon ombre.
Quand elle passe sur les fleurs comme un nuage
Les papillons ne bougent pas
Mais lorsque j’approche d’eux, ils s’envolent
Ne craignant pas mon ombre bien plus forts que moi
Qui redoute l’ombre sur un tableau.
Gracieux et éphémères, ils se préparent à mourir
Sans doute dans cette extase ataraxique
Fiers et courageux…
Il me vient à l’esprit que lorsque mon heure sera venue
Je veux moi aussi ne craindre aucune ombre
Et m’extasier de cette osmose de la nature.
Le seul endroit approprié ne pourra être
Que le jardin des roses
Celui dont j’ai tant rêvé.
Je continue sur les sentiers
Avec dans les yeux, le miroir de ma vie.
Oui, je me sens femme, jusqu’au bout des ongles
Je me sens fleur, dont les pétales fragiles
Tiennent presque à un fil…
Je me sens bien
Comme un oiseau qui a pris son envol
Comme une sirène, nageant dans son bonheur en chantant…
Et j’en oublie, les ombres de ma vie
Les mangeurs d’âme
J’en oublie tout ce qui aurait pu me détruire
Si je ne m’étais réfugiée dans le jardin de Saadi.

EXTASE ATARAXITE © Copyright 2016 Sylvie Badi



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