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Il était une fois
Au pays de la poésie
Deux souricettes à la plume habile.
Souricette des Iles
Et souricette des villes
Avaient chacune leur univers
Et chacune sans relâche
Au rythme de ses émois
Tissait ses vers.

Un jour, éprises d’aventure
Elles partirent en croisière.
Oh non !! pas sur la croisière s’amuse
Elles partirent au gré des flots
Naviguer sur les mots
D’un océan poétique
A la rencontre de leur muse.

A l’encre intarissable de leur plume
Elles naviguèrent et naviguèrent
Aux détours des plus beaux rivages,
Et sans jamais jeter l’ancre,
Elles donnèrent le tempo à tout l’équipage.
Ce fut aux rimes de leurs mots
Que les premières vagues
Tantôt légères
Tantôt très hautes
Se mirent à danser comme un yoyo.

L’une à bâbord
L’autre à tribord
Glissant sur les flots
Elles se mirent à la pêche aux mots
Chacune voulant aller plus haut
Chacune voulant aller plus vite.
Et quand le jeu se fit sournoiserie,
Chacune eut envie d’être en tête
Comme le capitaine est au gouvernail.

La raison du plus fort est toujours la meilleure
Dit La Fontaine
Mais souricette des villes
Et souricette des îles
N’ayant pour seul adage
Que l’amour de la poésie,
Ne tombèrent point en pâmoison
Et surent garder raison.

Vogue, vogue paquebot
Riment, riment les mots
Nous sommes poétesses
Chantèrent les souricettes,
Il nous faut garder l’esprit
Car la raison du plus fort
N’est pas toujours la meilleure…
Et les meilleurs
Ne sont pas toujours les plus forts !

Vogue, vogue paquebot
Riment, riment les mots
Et vive l’aventure !…
Nous sommes deux souricettes
A la rencontre de notre muse…

Josette Gallou-Jouet
Le 6 juin 2017



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