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Sur la peau froide de mes nuits
Les engelures de l’ennui
Tu viens glisser des mots de laine
On ne réchauffe pas les morts
Avec des mots de réconfort
Je ne veux pas que tu reviennes
Tu me traques où je ne vais plus
Tu me cherches où je n’aime plus
Peine perdue et plus de peine

Je ne veux plus de tes arpèges
De tes musiques de manège
De tes odes de tes couplets
Il n’y a plus de rime qui vaille
Plus d’air perdu plus d’air canaille
Aujourd’hui j’affiche complet
Va donc frapper à d’autres portes
Il n’est d’amour que vent emporte
Ne mets pas du sel sur les plaies

Pars de mes nuits quitte mes rêves
Je veux que le matin se lève
Dans des draps que n’ont pas froissés
Tes faux airs de fausse bohème
Tes airs de printemps en carême
La nostalgie d’heures passées
A rien d’autre que d’être ensemble
De ces ombres qui nous ressemblent
Les couleurs se sont effacées

Je suis parti et déjà loin
J’ai emprunté bien des chemins
Tu faisais partie des bagages
Et pas besoin de supplément
Un fantôme n’a pas vraiment
L’air d’un fardeau sous ses airs sages
Mais tu pesais le poids des pleurs
Le poids du vide et de la peur
De l’amour et de ses saccages

Tant de chemins mènent à Rome
Va vivre ta vie de fantôme
Ailleurs que dans mes souvenirs
Va fouiller dans d’autres mémoires
Te glisser dans d’autres histoires
Renaître dans d’autres soupirs
Je te laisse quelque poèmes
De vieux regrets d’anciens je t’aime
Mais n’essaie pas de revenir

Mais n’essaie pas de revenir



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