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Et tu es en ce monde en lui même amassé
Comme une robe de transes qui est l’aube
Du ciel tu y mires les battements d’un coeur

la forêt veut te boire à longs traits lentement

Eau de vie adorée des images ses filles
Folles agenouillées à l’orée de tes seins

Las

Je sais d’autres sources où je nage en pleurant

Un autre jour veux-tu nous irons vers la mer
Te choisir un collier et des voiles changeants
L’air y circule comme une aiguille

Viendras-tu

Le regard des vagues sais tu
Est doux et pénétrant comme une neige bleue

Je me ferai petit dans le sable olivine
Et nu et risible

Honteux et tout grimé de feuilles
mais brandissant la coupe

fil où tes lèvres s’exténuent….

Thrène thrène de mon rêve d’autre fois

Je ne sais plus si seuls nous nous suivions même
Dans les contours du bois

Il y avait tant de corsages
Un tournoi vif d’angoisse et toi
Toi qui vas vive
Or pers de la forêt tu as tout oublié

moi qui rêvais ton corps inouï de fougère
j’eus peur d’un rayon noir ce péril courbe et sec

la honte me retint d’avoir peur plus avant

où sont les journaux fous où sont les catalogues
et le masque à l’envers des mannequins émeraude

défilerais-tu là sous les yeux des images
et des lianes frissonnant aux bras des branches
collection d’été éternel et de nords blonds

Les mots de la forêt commencent tous par L
Les romances aussi.



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