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Méchante larme, attristant bêtement ses yeux,
N’ajoute pas trop d’huile sur ce sacré feu !
Ce cœur qui a tant souffert, encore si peureux,
Ne désire plus que vivre, au grand jour, heureux.

J’ai vu ta chaude larme, doucement couler,
Sur ta joue collée à la mienne, au plus près.
Ton énigmatique sourire, tout figé,
Prouvant s’il faut, ton calme et ta sagesse innés.

Ton sourire, à double lecture, angélique,
M’ensorcelle par son pouvoir très magique,
J’y lis en clair, un message magnifique,
Heureux d’en être récepteur idyllique.

J’ai deviné dans tes beaux yeux de l’angoisse,
Senti ton cœur battre à très grande vitesse,
Sûrement une peur cachée, qui t’oppresse,
Mais tes gestes acquirent plus d’allégresse.

A maintes reprises, nous avons ajourné,
Cette coquette union enfin réalisée.
A loin remonte ce rêve, tant souhaité,
Demeuré depuis un fantasme refoulé.

J’ai compris, la bonne raison de ton ardeur.
Tu souhaitais cette rencontre de tout cœur,
Pour goûter, au fruit interdit et son bonheur,
Oublier un instant, la terre et ses malheurs.

On dit que les larmes soulagent les femmes,
Un beau sourire, sans larme a plus de charme,
Laisse l’amoureux espérer et le désarme,
Calme la détresse et met fin à l’alarme.

A. SALEMI. Le 27 Novembre 2016.
Tous droits réservés.



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