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Feux d’artifice
J’ai couru la forêt,
J’ai gravi la montagne,
J’ai saigné trop souvent,
J’ai versé mille larmes,
J’ai mangé du goret,
J’ai joué la castagne ;
Rien n’est plus émouvant
Que de vaincre l’alarme.

Reconnais-tu ce doux terroir,
Des « bisounours » il est le gite
Le vent, la pluie ou le démon,
Rien ne l’affecte en promenade.

Bientôt, demain, un vrai mouroir,
Point ne sera de méningite,
Nous « boufferons » des goémons,
Contaminés de sérénades.

Depuis longtemps, il est éteint,
Le feu terrible de l’envie,
On prêche, on râle, et l’on détruit ;
De l’inconnu la grande trouille.

Le noir, le blanc, confond, déteint,
On gâche ici même la vie,
Pourtant de tout l’on est instruit,
Mais on veut croire à la citrouille.

Pachas élus soufflent le mal,
Le fier renfort de la bravade,
Pyromane, puis sauveteur,
Ainsi se fait rente prospère

J’ai couru la forêt,
J’ai gravi la montagne,
J’ai saigné trop souvent,
J’ai versé mille larmes,
J’ai mangé du goret,
J’ai joué la castagne ;
Rien n’est plus émouvant
Que de vaincre l’alarme.

Il ne sait plus, foi d’animal
S’il est acteur ou de couvade,
Triste pantin ou laudateur,
Le citoyen planqué pépère.

Courage manque à l’avenir
A trop museler la parole,
Silencieux ronge son frein,
Il veille sur son avantage…

Quand il faudrait se réunir,
Haine ou mépris, un vrai pétrole,
Font d’arrogance le refrain,
D’un fol système l’héritage.

Ôtez l’obscur, allumez leds,
Le temps refuse la sornette,
Oreille libre et yeux ouverts,
Saisissez-vous de votre chance !

Et si d’aucuns rêvent de bleds,
Racontez-leur notre planète,
Ce beau jardin, rare univers,
Où l’on pourrait faire alliance.

J’ai couru la forêt,
J’ai gravi la montagne,
J’ai saigné trop souvent,
J’ai versé mille larmes,
J’ai mangé du goret,
J’ai joué la castagne ;
Rien n’est plus émouvant
Que de vaincre l’alarme.



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