Partagez

Quand un feu roux s’empare du soleil couchant,
Unissant dans une ombre la marée et les cieux ;
Quand une âme contemple ce spectacle émouvant,
Il lui vient, ineffables, les paroles de Dieu.

Les astres brillent, impassibles à cet ardent ballet,
Mais mon œil ne sait ignorer sa beauté.
Il nait en chaque mort un complice valet,
Volant aux cendres tièdes, ses traits de royauté.

Ce seigneur vagabond, forgeur de toute vie,
S’apparente à nous êtres, animant cette terre.
Notre amant rayonnant est partout poursuivi
Par une lune fugitive au fin masque d’Ether.

Ainsi mourant dans un soupir silencieux,
Nos semblables nous cherchent à l’aurore nouvelle.
S’enfuyant vers un monde qu’on regarde sans yeux,
Les étoiles scintillent au destin des mortels.

Stephane Meuret
11 Janvier 2018, Copyright



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 18 votes