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Telle une fleur des champs au carmin sauvage opiacé
Se déhanchent sous le vent les souvenirs enfouis
Des heures douces aux contours froissés,
Parure d’une robe rapiécée d’envie,
De ces bonheurs qui à jamais nous hantent,
Sur un lit de blé, le soleil en bouton d’or
Déshabille les tourments d’ images flottantes,
En douceur l’ innocence de notre amour s’endort
Ravive de rouge la frêle allure du coquelicot
Meurtri dans le murmure de son âme soumise,
Effeuille la tendre complicité de nos mots,
Estompe les portes closes sous la brise
Des nuages empourprés au lointain,
Etranges soirs où fleurissent les doutes,
La spirale de l’angoisse au teint
Blafard pointe du doigt notre déroute !

Martine BES
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