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Nos regards se croisent quelquefois…Mais je reste
Etourdi par tes yeux comme un jeune maladroit
Etourdi par le bleu qui me piège comme la peste
D’une pupille bercée par des cils de soie.

Ton visage se tourne, puis mon rêve s’éteint,
Car je vois tes cheveux aux reflets argentés,
Car je vois tes cheveux, la douleur du dessein
De ne point recevoir tes saveurs passées.

C’est alors que, bien vite, tu ressors de ma peau,
Laissant à mes sens leur texture amère,
Laissant à mes sens un absurde défaut :

Ignorer ton soleil sous les neiges de l’hiver.
Chaque jour se dévoile cette brève leçon
Qui m’anime et me blesse, triste brèche des saisons.

Stephane MEURET
Copyright 2017



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