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Les tous derniers flocons de neige se sont évaporés
L’air gazouille, les bourgeons effleurent le beau temps
Le mois d’avril devient léger, les branches se colorent de gaieté
Les filles à la peau d’opale se découvrent, ne font pas semblant.

Sous les premiers rayons, la rosée du matin se trémousse
Les merles picorent les graines sous le vieux cerisier réjoui
Les fenêtres s’ouvrent, la Provence démasque sa jolie frimousse
Quand la maison sur la colline me rappelle la chanson de « Barzotti » .

Le thym des garrigues s’agite, s’ébroue sous un petit vent frais
Mon âme refleurit, le printemps du Midi me soumet son aquarelle
Impatiente de repeindre le dessin délicat du mot qui renaît
Du bout de mon stylo, j’honore cette saison toute en dentelles.

La prairie ronronne au milieu des jonquilles dans les herbes folles
Je reste aux aguets, spectatrice de ce renouveau au fond du parc fleuri
Ces merveilles caressent mon esprit en petits brins qui s’affolent
Je m’empare d’un crocus , m’enivre des senteurs légères des prairies.

Tout là-haut ma grand-mère m’envoie son message qui pousse dans le ciel
Une impression de revivre dans la tiédeur des beaux jours printaniers
Déguster sans modération les fragrances subtiles au goût de miel
Sous la brise de mon jardin jaillissent mille bouquets dans mon panier.

Martine BES 14/12/2016
Copyright (00060573-1/2016-12-14)



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