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frêles secousses

Vole, mon esprit au firmament des ombres,
Oublie-toi, dans les vagues nombres
À l’orée de l’espoir, sur la sente d’un bois,
Au soupçon d’un sourd délire,
D’un geste vagabond, d’un regard moribond,
À la quête d’une voix douce et soudaine
D’un tendre souvenir dont je sens encore,
À fleur de peau, le plus fin des désirs,
Dans l’attente patiente du prochain crépuscule,
Au fin fond du feuillage du sacré plaisir,
Où seule la brise me chante encore
Toutes les mélodies de l’arôme du soir,
Du doigt, je tate, je caresse les vibrations stellaires,
D’un arc-en-ciel magique et incantatoire.
Mon rêve n’a point de fin, en cadences,
Il suit le miroitement des ondes,
De cet océan, dans son mutisme le plus secret,
Le plus sombre de ses abysses les plus fécondes,
En aimant, il m’attire et me transporte vers les abîmes,
M’exorcise doucement et me fascine.
Au fond de mon âme, il finit par remuer mes démons d’antan,
Et encore et encore, il me domine
Dans le tourbillon de tous ces parfums des temples lointains, de toutes Ces lumières du vaste destin qui m’illuminent
Et au loin, j’entends la sourde rumeur
Et j’en vois les scintillements des réverbères !

Ksar el-Kébir, le 24/11/2015©®



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