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Je n’étais pas fait pour ce froid si dur.

Ce verglas qui campe sur la ville,

Ce vent glacial, cette neige pure, 

Rendaient bien effroyable, mon exil


Je sortais, étonné, malhabile,

Dos au mur, je n’avais plus aucun choix,

Que porter habits chauds, très utiles,

Fier, je bravais donc ce rude climat.  


Au tout début, je ne m’éloignais pas

Essayant juste une promenade

Je cachais, nez et oreilles du froid,

Craignant, très fortement la glissade.


Peu à peu, j’osais plus de bravades, 

Des sorties très souples, en pleine nuit, 

Je n’étais plus ce brave nomade,

Mais beau jeune, fringué de chics habits.


 Nous combinions des bringues entre amis,

Qui se prolongeaient au petit matin, 

Joie et plaisir, nous tenaient compagnie,

Les nuits se suivaient, au même refrain.


On ignorait la peur des lendemains,

Le jour filait à grande vitesse,

La nuit venue, on se tenait les mains,

Pour passer la  soirée en liesse.


Ces trop belles années de jeunesse,

Vécus dans le froid et l’insouciance, 

Sont passées à trop grande vitesse,

Consumées en toute exubérance. 


Auteur. A.SALEMI. Le 08 Décembre 2017.

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