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Quand nous dansions sur les chansons de Noir Désir

Et qu’entre nous ne subsistait qu’impur plaisir,

Au-delà de nos corps, des nylons et des laines,

Nous nous serrions l’un contre l’autre à perdre à haleine.

Quand nous nous retrouvions dans un dernier métro

Et que le monde entier montait à Saint-Sulpice,

Pour te coller à moi comme un étau complice,

Jusqu’à nous accoler comme un large velcro…

Quand nous roulions dans un tramway nommé désir

Et que l’amour restait une chance à saisir,

Entre nous s’élevait le diktat des nombrils,

Par le ballet des mains et le baiser des cils.

Quand ta bibliothèque abritait nos bluettes,

En Meunier d’Angibault, en Petite Fadette,

Blottis lun contre l’autre entre deux serre-livres,

Nous rêvions de Rimbaud et de son Bateau ivre.

Laissant les bancs publics à leurs douces foutaises,

Nous nous étions assis à deux sur une chaise :

Toi dessus, moi dessous, bras dessous, bras dessus,

Cavaliers dun amour que nous montions à cru…



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