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Elle n’avait qu’en tête tout son amour,
Elle en oubliait les tristesses du jour,
Elle gardait pour elle ses pensées intimes,
Elle voyageait, rêvait sous ses douces rimes.

Ô combien elle adorait le voir sourire,
Ou bien l’entendre lui conter ses délires,
Elle savait qu’elle ne l’oublierait jamais,
Son cœur était sensible, elle le savait.

Elle s’en voulait de lui avoir gâché son avenir.
Elle n’avait jamais vraiment su le retenir,
Elle voulait pourtant ne jamais être aimée,
Elle fuyait ces instants d’amour sacrés.

Le soleil d’été brûlait tous ses plaisirs,
Le vent d’hiver fouettait ses souvenirs,
La douceur du printemps apaisait son cœur,
Les couleurs d’automne balayaient sa froideur.

Mais ses yeux pleuraient chaque jour,
Son cœur meurtri se déchirait d’amour,
Elle restait humble, elle avançait courageuse,
De nuit comme de jour, un peu aventureuse.

En équilibre, sereine entre les mots,
En secret elle usait sa plume sous ses maux,
Crier son amour lui était trop difficile,
Il le savait, dans ses yeux il le lisait.

Elle se voyait laide, il la voyait belle,
Elle se voyait bête, il la voyait rebelle,
Elle, lui, elle et lui, elle avec ou sans lui,
Pendant toute sa vie elle l’avait fui.

FUIR © Copyright 2016 Sylvie Badi



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