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Ghetto

Bidonvilles
sous un soleil de plomb,
chaleur écrasante,
comme la misère qui étouffe ces gens.

Ghetto
pauvreté bétonnée
dans un monde sans justice
par les gouvernements, sans lignes loyales.
Argent sale, volé aux pauvrétos.

Bidonvilles
sous la pluie,
douche improvisée,
laver son corps de cette crasse imposée.

Ghetto
muré dans le silence,
un mur de honte,
construit pour les ignorer,
l’empire dissimulateur.

Bidonvilles
des maisons délabrées,
tenant à un mur fissuré.
Ébranlés dans leur fierté,
ils survivent la peur aux tripes,
espérant quitter leurs abris de fortune.

Ghetto
ces villes fantômes,
habitées par des âmes errantes.
Des hommes, des femmes, des enfants,
rejetés comme la peste
par la vermine, ces grands hommes,
bandits des marches du palais.

Bidonvilles
l’amour oublié,
l’amitié sur le fil du rasoir.
Parfois des prostitués passent.
pas pour le sexe,
mais une oreille attentive,
une voie réconfortante.
Un rayon de lune
dans leur vie anéantie,
leur nuit noire, obscure.

Ghetto
ghetto-né dans une armure de mépris,
tous ses gens qui rêvent d’ évaporer l’infortune,
libretto pour une nouvelle vie.

Bidonvilles
à couteau tranchant,
duetto pour la liberté,
vivre égaux, un jour peut-être?

Béatrice Montagnac



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