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Voilà que les grelots lunés d’un minuit estival ont pour un temps repeint les clairs obscurs du tuffeau d’une impasse révélée par une pluie inattendue. L’ombre anguleuse de l’homme se pose par-dessus l’ombre fragile de la femme. De cette étreinte imprimée reste le contour fractionné selon les caprices rectangulaires des pierres des murs qui se souviennent un peu, et gardent le secret. Les pavés amollis par l’été en un matelas tiède reçoivent sans plainte l’empreinte haletante de ces deux étrangers. Sur les quais, la Loire n’est pas loin pour prendre la confidence de ce malentendu, pour emporter les mots gémis, les râles échappés de lèvres déshabituées par les baisers.

[juillet 1985, décembre 2013]



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