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D ’un vrombissement d’élytres, les hannetons

Au vol pesant et lancinant, donnent le ton.

La Nature, alanguie crie sa détresse

La terre, gercée expire sa sécheresse,

Le cœur en feu des hommes bat plus vite

Autour d’elle, indolente la Vie ralentit, gravite.

Dans un air lourd, épais

Chaque geste exige du toupet

Suspendu, bondé de sollicitude

Un hamac balance sa lassitude

Il nous convie à la nonchalance

Instant empreint de somnolence.

Les blés volent l’or du soleil

La teinte de l’astre céleste se délaye. 

La nuit sera belle, constellée d’étoiles lactées

Grains de diamants dans une noire impunité.

Même exténués, suffoquons radieux dans l’allégresse, 

Car un battement d’élytres l’emportera sans tendresse…

Gael Schmidt – Tous droits réservés



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