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Lente descente aux enfers
Dans une vie bien ordinaire.
Cette crainte qui tenaille,
Retourne les entrailles,
Chaque matin, elle le ressent,
Quand au travail, elle se rend.
Au début, plutôt flattée
De son chef, se faire remarquer.
Elle prend son travail à cœur
Veut bien faire, pleine d’ardeur.
Par ces attentions, flattée
Ne voit pas venir le danger.
Mais très vite, elle déchante.
Car ses remarques incessantes
Sur son physique avenant
Regards salaces permanents
La mettent mal à l’aise,
Le cul entre deux chaises.
Elle est une proie facile
Pour qui tire les fils.
Son emploi, elle y tient.
Son patron le sait bien.
Le piège se referme,
Elle se doit d’être ferme.
Mais lui, habile prédateur
Sait jouer de sa candeur.
Il la frôle, l’air de rien
Est-ce vraiment anodin ?
Il a l’air naturel
Des idées se fait elle ?
Ses regards appuyés
Sous entendus susurrés
Sont-ils vraiment
Du harcèlement ?
Cette chape de plomb,
Bien mauvaises conditions
Pour travailler sereine.
La voilà l’âme en peine,
Enfermée dans son silence,
Si seule, honteuse, en errance.
Ces petits chefs, de pouvoir, imbus
Paradent, impunis, repus.
Dénoncer leur toute puissance
Aux victimes porter assistance
Est un devoir qui nous incombe
Pour que les tabous tombent
Et disparaissent enfin
Ces agissements malsains.



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