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Hiver de la Terre

Le soleil s’était enfui sur un toit de poussière
La lune était absente, les yeux ne brillaient plus
Un immense tremblement leur était parvenu !
Leur terre était austère, de haine recouvert !

Quelques arbres dénudés,
Elevés en minarets
Brûlaient encore,
Dévorés par les haleines soufrées
De goudrons et ciments explosés,

S’abreuvant de brumes cendrées
Et de bien étranges regrets !

Les peuples de la Terre étaient accroupis
Sur des tapis de sang et de prières !

Dans les regards perdus,
Pathétiques et austères
Seules des larmes de volcans
S’écoulaient vers les mers !

Des hordes d’aliénés en Djihad et djellabas
Avaient allumés au loin, à l’est, vers là-bas
Une mèche divine, brûlant dans un Coran
Que des fous inconscients, aux habits militaires
Avaient transformés, en bombes nucléaires !

Trop de printemps les avaient prévenus
Trop d’étés brûlants les avaient alertés
Trop d’automne menaçants les avaient secoués
L’hiver de la Terre était hélas venu !



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