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Il m’arrivait, souvent, parcourant mes souvenirs,
De retrouver des gens, les revoyant sourire,
De les revoir marchant, certains même courir,
Et j’irai les rejoindre dans un temps à venir.
Il est un pas pesant que je n’oublierai pas,
L’entendant si souvent que je le crois réel,
Me semblant disparaître au fond d’un long tunnel
Que je devrais bien prendre le jour de mon trépas.
Si je ressens encore son bras sur mon épaule,
J’entends encore sa voix, au retour de l’école ;
Je le sais : cette voix s’est éteinte pour toujours.
Et je sais que son bras m’a laissé sans secours !
Il veillait sur moi, toujours aux petits soins,
Omniprésent partout et toujours rassurant,
Me protégeant souvent et même de très loin,
Son bras, si doux pour moi, est pour tous menaçant !
Je le revois encore sous la pluie attendant,
Que je sorte de classe, le cartable sur le dos.
Et je savais surtout que ce bras si puissant
Eloignerait de moi les méchants et les sots.
Si, un jour, ma mère, en colère contre moi,
S’essayait à punir ou à réprimander,
Je trouvais près de lui un soutien et je crois
Qu’en son for intérieur, il voudrait me gronder.
Un jour, en rentrant, je trouvais bien du monde
Assis autour de lui, discutant en silence.
Et toutes mes questions et toutes mes demandes
Ne furent écoutées et restèrent sans réponse !
Et, de ce silence, je compris la raison !
Je compris aussitôt, au fond de mon esprit,
Que celui qui était un grand-père si aimant,
Allait bientôt partir, était déjà parti !
Ce recueil est pour lui : je souhaite qu’il l’agrée.
Je donnerais vingt ans de ma vie sans regret !
Pour qu’il soit encore là ! Mais, trêve d’illusions !
Passagers sur la terre, nous avons une mission.
Regrets et Espoirs



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